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LES ACTUALITES

MObI,l’Appli qui permet de répertorier les mammifères marins

Une fois téléchargée via Apple Store ou Google Play, cette application gratuite permet aux utilisateurs de référencer à tout moment les mammifères marins (baleine, dauphin, dugong, cachalot etc.) en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Il n’est pas nécessaire d’être connecté à Internet pour enregistrer son observation, ce qui permet de le faire directement en mer dès que vous apercevez un animal. En quelques clics, l’Appli vous permet d’identifier l’espèce grâce à une description et une illustration graphique, d’indiquer manuellement ou automatiquement via le GPS de votre appareil le lieu de l’observation, d’indiquer le nombre d’animaux présents et de télécharger des photos. Les photos ne sont pas obligatoires mais elles sont un vrai « plus » car elles peuvent confirmer une identification avec certitude. Votre rapport est ensuite envoyé automatiquement sur une base de données, lors de la prochaine connexion de votre Smartphone à Internet. Il est également possible de faire son rapport a posteriori, et dans ce cas il est nécessaire de renseigner manuellement le lieu, la date et l’heure de l’observation.

Ludique et pédagogique, cette application a pour but d’accroître les connaissances sur la diversité, la répartition et l’écologie des mammifères marins dans le Pacifique. En renseignant vos observations sur MObI, vous contribuez ainsi à un projet de science participative pour une meilleure gestion et conservation des populations !

Ce projet pilote est à l’initiative de Marc Oremus, biologiste marin, spécialiste IUCN du groupe cétacés et membre du Consortium de Recherche sur les Baleines du Pacifique Sud. Financée par le WWF France et ses partenaires Crème de la Mer, Te Me Um et le PROE (Programme Régional Océanien pour l’Environnement), « MObI » est l’acronyme de « Marine Mammal Observers of Oceania by Internet » et fait référence à l’aspect mobile de l’outil ainsi qu’au célèbre roman baleinier « Moby Dick » d’Herman Melville (1851).

> Pour plus de renseignements…

* Facebook : https://www.facebook.com/MObI.wwf

* Blog du WWF Nouvelle-Calédonie : http://nouvelle-caledonie.wwf.fr

* Email : rapport.mobi@gmail.com

> Télécharger MObI

- Sur Apple Store : https://itunes.apple.com/fr/app/mobi/id864897527?l=fr&ls=1&mt=8

- Sur Google Play : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.nextmediafactory.mobi2

 


Résultat de l'étude sur les baleines à bec de Longman échouées en baie du Prony en novembre 2013

Au vu de ces résultats obtenus, l’hypothèse suivante parait la plus à même d’expliquer cet échouage : Un événement particulier tel que la présence de prédateurs et/ou l’état de santé d’un ou plusieurs individus a provoqué l’entrée des baleines dans le lagon alors qu’elles vivent normalement en milieu océanique. Le lagon constituant un environnement totalement inhabituel pour cette espèce, les baleines se sont alors retrouvées piégées dans la baie du Prony. Dans ces conditions, il est probable qu’une erreur de navigation liée au disfonctionnement de leur sonar dans ces zones peu profondes soit responsable de l’échouage initial du 16 novembre. La présence d’un individu malade a également pu favoriser cet échouage. La cohésion sociale entre les membres du groupe a de toute évidence joué un rôle important dans cet événement. Il est probable que sans la présence des sauveteurs, toutes les baleines échouées le 16 novembre seraient mortes dans la baie de la Somme qu'il soit tous remerciés.

•       L’ensemble des informations recueillies ont permis de conclure qu’un minimum de huit individus est entré dans la baie du Prony et qu’au moins six d’entre eux s'y sont échoués.

•        Les analyses génétiques ont confirmé qu’il s’agissait bien de l’espèce Indopacetus pacificus, une espèce pélagique peu connue qui vit sur des fonds profonds et ne fréquente pas les zones lagonaires.

•        L'examen nécropsique a révélé une pathologie respiratoire aigüe qui a pu contribuer à l’échouage de l’animal C. A l'exception de la gastrite observée sur l'animal B, l'autopsie n'a pas révélé d'autres lésions sur les cadavres.

•        La recherche de Morbillivirus est positive sur l'échantillon de poumon de l'animal malade (animal C), ce qui indique qu’il a été ou était en phase d'infection.

•        Les analyses ont révélé des concentrations élevées pour certains métaux dans le foie et les reins (Cd, Hg). Les faibles concentrations relevées en Co, Cr, Ni et Mn suggèrent que les activités d’extraction minière de Nouvelle-Calédonie ne constituent pas une source significative de contamination pour les baleines à bec qui sont venues s’échouer en baie du Prony.

•        Des entretiens avec la marine nationale et ValeNC il est ressorti qu’aucun appareil acoustique susceptible de présenter des effets néfastes sur les cétacés ne semblent avoir été utilisé dans la semaine ayant précédé l’échouage, écartant l’hypothèse d’une perturbation acoustique forte comme cause potentielle de l’échouage.


La Cour Internationale de Justice ordonne au Japon de mettre fin à la chasse à la baleine.

écrit le 31 mars 2014 par Stéphanie Senet

C’est une grande victoire pour l’Australie, à l’origine du recours formé en mai 2010, ainsi que pour toutes les organisations de protection de la faune marine, Sea Shepherd en tête. La Cour internationale de justice (CIJ) a en effet jugé, ce 31 mars, que le Japon devait arrêter sa chasse aux cétacés dans l’Antarctique.

Dans leur arrêt, définitif et sans appel, les juges onusiens ont estimé que les permis délivrés par le Japon dans le cadre du programme d’expérimentation scientifique Jarpa II étaient contraires à la convention internationale pour la réglementation de la chasse à la baleine.

A noter que le motif d’incompétence de la CIJ soulevé par le Japon a été rejeté puisqu’il ne s’agit pas d’un différend relevant de la délimitation des zones maritimes, ont expliqué les juges.

Pour rappel, les permis japonais autorisent la mise à mort, la capture et le traitement de rorquals communs, de baleines à bosse et de petits rorquals de l’Antarctique. Toute la question était de savoir s’ils pouvaient bénéficier de l’exception prévue par l’article 8, qui autorise les permis spéciaux «en vue de recherches scientifiques».

Les fins scientifiques non reconnues par les juges

La Cour de la Haye a évalué si la conception et la mise en œuvre du programme, en recourant à des méthodes létales, étaient raisonnables au regard des objectifs de recherche annoncés. Elle note que le Japon n’a pas étudié de méthodes alternatives, non létales, pour mener ses recherches, ni n’a essayé de réduire ses prises létales. Elle ajoute que le programme Jarpa II a été lancé sans attendre les résultats de l’évaluation du programme précédent (Jarpa) par le comité scientifique de la Commission baleinière internationale. La CIJ en a conclu que le choix des tailles de prélèvement de Jarpa II et de sa date de lancement «n’obéissaient pas à des considérations purement scientifiques».

Trois arguments supplémentaires ont conforté la Cour: la durée illimitée du programme, sa faible contribution scientifique et le manque de coopération entre Jarpa II et les autres programmes de recherche menés dans l’océan Antarctique.

Par conséquent, le Japon est déclaré avoir violé le moratoire sur la chasse commerciale pour les petits rorquals, les rorquals communs et les baleines à bosse, avoir violé le moratoire sur les usines flottantes et avoir violé l’interdiction de la chasse commerciale dans le sanctuaire de l’océan austral. La Cour ordonne donc à Tokyo de révoquer tout permis, autorisation ou licence, déjà délivré pour mettre à mort, capturer ou traiter des baleines dans le cadre de Jarpa II, et de s’abstenir d’accorder tout nouveau permis en vue de recherches scientifiques.

Selon l’Australie, le Japon a tué plus de 10.000 baleines entre 1987 et 2009, principalement des baleines de Minke (Balaenoptera acutorostrata).

 

Six baleines à bec de Longman échouées en baie du Prony ce week end

Jusqu’à ce week end, seules 12 baleines à bec de Longman échouées avaient été répertoriés de par le monde. L’échouage survenu en baie du Prony est le premier échouage en masse de cette espèce. C’est donc un évènement important, et c’est pourquoi les scientifiques d’Opération Cétacés s’attachent à collecter le plus d’informations possibles sur les circonstances de l’échouage et sur les animaux afin de pouvoir en faire bénéficier la communauté scientifique internationale.

Dix dugongs balisés dans le lagon ...

Septembre-octobre 2013

Afin de mettre en place des mesures de gestion efficaces, il est essentiel de mieux comprendre les déplacements des dugongs et la manière dont ils utilisent leur habitat. C'est pourquoi Dix dugongs viennent d'être équipés de balises Argos... Cette étude, financée par l'AAMP, le WWF, les Provinces Nord et Sud et Opération cétacés, fait partie de la thèse de Christophe Cleguer sur "la distribution, l'abondance relative et l'usage des habitats par le dugong : une base pour la conservation et la gestion en Nouvelle Calédonie "....


Juillet 2013

Le guide des mammifères marins de Nouvelle-Calédonie vient de paraitre.

Il est disponible dans les librairies, à l'Aquarium des Lagons et à la Maison du Lagon.

Pour la France et l'étranger chez www.pacific-bookin.com

Pour en savoir plus cliquez sur l'image




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