Pressions exercées sur l'espèce

I LES PRESSIONS NATURELLES

Prédation

Les dugongs constituent des proies potentielles pour de nombreux prédateurs. En effet, certains individus ont été observés avec d’importantes cicatrices, probablement causées par des grands requins (Anderson, 1979).


Morsures de requins (photo: Queensland Parks & Wildlife Services)


Maladies et parasitisme

Les dugongs sont sujets à certaines maladies, infections ou parasites (Campbell & Ladds, 1981). Les maladies les plus courantes sont les maladies de peau, gastro-intestinales ou pancréatiques (Marsh, 1989). En 1996, les nécropsies effectuées dans le Queensland Parks and Wildlife Service indiquent que parmi les 80 animaux dont l’origine de la mort avait été déterminée, 30% avaient succombé à une maladie (Haines & Limpus, 2000).

Le parasitisme touche également un grand nombre d’individus. En 1999 par exemple, la nécropsie d’un dugong à Townsville révèle qu’il était porteur d’une bactérie septicémique, de parasites logés dans les poumons et identifiés comme des Cochleotrema indicum, de divers nématodes Paradujardina halicoris présents dans l’estomac et qu’il était infecté par une broncho-pneumonie.


II LES PRESSIONS ANTHROPIQUES

Le dugong est une espèce vulnérable du fait de ses caractéristiques biologiques comme son faible taux de reproduction et parce que ses activités vitales se déroulent dans des zones côtières soumises aux activités anthropiques (Marsh et al., 2002). Les principales pressions qui pèsent sur ces animaux sont le trafic maritime, la chasse, le braconnage ou la dégradation voire la perte d’habitat (Marsh et al., 2002). Des études ont démontré que dans des conditions de vie optimales, c’est à dire avec une faible mortalité naturelle et aucune mortalité d’origine anthropique, une population de dugongs ne peut pas augmenter de plus de 5% par an (Marsh, 1995a et 1999 ; Kwan, 2002).


Page précédente : Reproduction
Page suivante : Animations dans les écoles