Que nous apprennent les échouages?

Les échouages de mammifères marins sont généralement peu fréquents en Nouvelle-Calédonie. On en recense environ un par an mais certaines années, sans que l'on puisse attribuer à ce phénomène une quelconque raison, les échouages se multiplient comme en 1997 ou en 2006.

Les prélèvements effectués sur les animaux échoués nous permettent d'obtenir des informations sur:
- l'état de santé des océans grâce à l'analyse des métaux lourds, des pesticides, des radio-éléments contenus dans le muscle, le foie et le rein des animaux,
- le régime alimentaire de l’espèce dans la régiongrâce à l’analyse du contenu stomacal nde l'individu,
- l’âge de l’individu via l'analyse des dents,
- l'identité de l'espèce échouée par analyse génétique de petits morceaux de peau (lorsque l'état de décomposition de l'animal est trop avancée). C’est d'ailleurs ainsi que la présence de nouvelles espèces de cétacés en Nouvelle-Calédonie a été mise en évidence par l’analyse génétique de prélèvements effectués par les gendarmeries.

La cause des échouages est en général difficile à connaître. Plusieurs vétérinaires nous aident dans cette tâche, comme Jean Christophe Vivier, Hervé Leroux, Pierre Primot, Alexandra Campos ou Eric Clua. Les pompiers, les services techniques provinciaux et des mairies (comme celle du Mont Dore et de Nouméa) nous ont également déjà prêté main forte.

Notre collègue Eric Clua, vétérinaire, en cours d'autopsie d'un dugong échoué